La quête de l’eau dans les pays en voie de développement est trop souvent encore une affaire de femmes. Elles sont les premières levées aux quatre coins de la planète, elles sont porteuses d’eau, sinon bêtes de somme, qui serait un terme plus juste. Dans les situations de pénurie extrême, elles peuvent passer presque toute la journée au portage de l’eau. Cette tâche, ingrate et difficile qui rythme leur quotidien, ainsi que celui des fillettes, les empêche bien souvent, de cultiver les champs qui nourrissent leur famille, ou de suivre une scolarisation normale. Alors qu'un accès plus facile à une eau de qualité libère du temps, favorise l'hygiène et réduit les maladies hydriques. Et c'est principalement les habitants des zones rurales qui sont touchés, plus que les citadins, car trop souvent ces ruraux n’ont pas accès à une eau propre à la consommation. Elle n’est ni traitée ni filtrée et représente un danger parfois mortel en raison des polluants que l’on peut y trouver. A l’arsenic, naturellement présent, il faut ajouter l’utilisation massive d’engrais et la pollution rejetée par les sites industriels. Rappelons que la première cause de mortalité en Inde (pour ne citer que ce pays) est le manque d’accès à l’eau potable et les conditions d’hygiène lors de la manipulation de celle-ci.